(Mise à jour le 05/06/2020).

Jeudi 4 Juin de 22h00 à 00h un ou plusieurs Xingus se sont entrainés en tours de piste et ont survolés à basse altitude l’agglomération du pays de Lorient.

Si tous les pilotes civils de chaque compagnie aérienne, qui eux, ont la responsabilité de transporter des vies humaines, devaient s’entrainer en tour de piste autant et de la même manière que les pilotes de Xingus ou d’ATL2,  alors, ce serait 365 nuits par an de 22h à 6h qui leurs seraient nécessaires.

Comment, l’Armée, qui se targue d’être un exemple d’adaptabilité, ne s’est pas adaptée aux changements locaux, n’a pas pris en compte l’accroissement de l’agglomération, de l’urbanisme, de la population de Lorient, la dégradation constante de notre environnement.

Les méthodes d’entrainement aérien militaire de la BAN en tour de piste n’ont en effet pas changé depuis bien longtemps. Alors que l’évolution technologique propose des solutions toujours plus élaborées dans l’entrainement des pilotes (simulateurs, pilotage de drones, etc…), les Xingu, ATL2 et Falcon continuent des entrainements de jour et de nuit qui génèrent des nuisances sonores au-dessus d’une population bien plus nombreuse et d’un environnement bien plus exposé à la pollution et aux rejets toxiques.

L’Organisation Mondiale de la Santé, après l’avis de nombreux experts, a d'ailleurs indiqué le seuil horaire de tolérance auditive à 22h00.

Il est ainsi intéressant de relire quelques extraits du rapport de L'Assemblée Nationale du 24 Avril 2001 :

 « Le nombre de mouvements nocturnes est donc très significatif sur certaines bases ; les nuisances qu'ils entraînent sont en outre particulièrement vives en raison des caractéristiques des aéronefs militaires. »

 « B.- UN PROBLÈME DE GRANDE AMPLEUR MOBILISANT LES POPULATIONS

 2. Les nuisances sonores liées au trafic aérien suscitent de vives protestations des populations les subissant

 L'opposition des riverains des aéroports aux nuisances sonores liées au trafic aérien peut être constatée dans le monde entier. Les protestations sont particulièrement vives pour le trafic nocturne. »

 « Qu'on en juge plutôt : l'OMS23, qui a récemment publié ses directives relatives au bruit dans l'environnement, estime que pour éviter des effets négatifs sur le sommeil, le « bruit de fond » en intérieur ne doit pas excéder 30 décibels (A) et les crêtes, 45 décibels (A). Il est précisé qu'un niveau inférieur doit être préféré pour protéger les personnes les plus sensibles. Telles sont les recommandations internationales qui visent à protéger la santé publique. »

 « Votre rapporteur en est convaincu, l'interdiction des vols de nuit constitue un enjeu majeur de santé publique. Les prévisions de croissance du trafic aérien, la multiplication des mouvements enregistrés sur les plates-formes aéroportuaires sont telles que les nuisances supportées par les riverains vont rapidement devenir insupportables ; elles le sont déjà dans certaines zones ».

Parachutisme. « Rendez-nous le silence qu’il y avait avant ! »

Création d’un collectif, pétition, démarches tous azimuts… Les riverains incommodés par les nuisances induites par l’activité de parachutisme, avant tout le bruit de l’avion, définissent leur plan de bataille.

Le Télégramme Publié le 22 septembre 2018 à 15h45

Exaspérées par les nuisances générées par l’activité de parachutisme, une soixantaine de personnes, réunies vendredi soir à l’espace Sainte-Anne, à Lannion, vont créer un collectif pour faire entendre leur voix.

« Un dimanche de soleil ordinaire, avec mon épouse, on quitte la maison. On en vient à se réjouir du mauvais temps, c’est une drôle de situation ! » À l’image de ce riverain qui n’a pas le cœur à en rire, une soixantaine de personnes ont exprimé leur « désarroi » lors de la réunion publique qui s’est tenue vendredi soir, à l’espace Sainte-Anne. Ces Lannionnais et habitants de communes voisines (Pleumeur-Bodou, Perros, Louannec…) n’en peuvent plus des nuisances (« le bruit et les odeurs permanentes de kérosène ») générées par les rotations de l’avion de l’école de parachutisme Septième Ciel, un Pilatus PC6 de couleur noire, au-dessus de leurs têtes. Excédés et las, mais « déterminés » à obtenir que « l’été 2019 soit très différent de l’été 2018 ».

Une pétition « pour une pratique parachutiste douce »

S’opposant à ce qu’ils appellent un « parachutisme commercial intensif », ils lancent une pétition à travers laquelle « les signataires demandent à leurs élus la mise en œuvre d’une charte pour une pratique parachutiste douce dans le Trégor ». Parmi les « points clés » de cette charte : une réduction de l’amplitude horaire, l’absence totale de sauts le dimanche et les jours fériés, la limitation du nombre total de rotations à quinze par jour (alors qu’ils comptabilisent « régulièrement 30-40 décollages/atterrissages par jour »), ou encore l’utilisation d’un avion « plus silencieux et moins polluant ». Un texte qui tend à « plus d’équilibre entre une pratique no limit - on fait ce qu’on veut, quand on veut - et le respect des gens ». « Attention au marchandage, ce sont des conditions sine qua non ! », a mis en garde une riveraine.

Une « charte pour une pratique parachutiste douce dans le Trégor » Les riverains ont rédigé une pétition demandant la mise en œuvre d’une « charte pour une pratique parachutiste douce dans le Trégor ». Ils énumèrent six « points clés » : 1. « Fixation de l’amplitude horaire à 10 h - 12 h/14 h-18 h » ; 2. « Repos pour tous les dimanches et jours fériés » ; 3. « Variation des trajectoires, respect des couloirs aux abords de la plateforme » ; 4. « Amélioration du profil altitude/vitesse (pas de piqué en descente) ; 5. « Limitation du nombre total de rotations à quinze par jour (quel que soit le nombre d’avions largueurs sur la plateforme) » ; 6. « Utilisation d’un type d’avion plus silencieux et moins polluant que le Pilatus ».

Cette recherche d’un compromis a fait tiquer certains riverains, adeptes d’une opposition plus radicale. « Il est malsain de parler de parachutisme doux, alors qu’on est embêté », a estimé l’un d’entre eux. Une personne a également pointé du doigt les désagréments que lui occasionne l’aéroclub voisin. « La priorité, c’est l’avion noir, c’est le pire. Mais on peut élargir la réflexion à l’aviation de loisirs en général », a proposé l’un des animateurs de la réunion publique.

Prêts à se faire entendre au conseil municipal de Lannion

Dans l’immédiat, les opposants comptent constituer un collectif (*), collecter un maximum d’information pour bétonner leurs arguments (par exemple en réalisant des mesures sonores) et renouveler les démarches déjà entreprises auprès des élus locaux. Ils réclament notamment un « face-à-face » avec Erven Léon, le président du syndicat mixte de l’aéroport, et n’excluent pas de s’inviter au conseil municipal de Lannion. Leur exigence résumée en une formule : « Rendez-nous le silence qu’il y avait avant ! »

15 juin 2016

Un site d'informations

Association environnementale, nous vous informons sur les nuisances sonores, la qualité de l'air, l'urbanisme, la sécurité aérienne liés aux activités aériennes de la base de Lann-Bihoué.   (Mise à jour le 23/09/2020) Les nuisances sonores des aéronefs de Lann-Bihoué en entrainement de nuit en particulier, représentent une réelle et forte contrainte environnementale. L’indice nocturne admissible après 22h est de 40 dB (sources O.M.S.) L’indice relevé par sonomètre agrée lors des séances est de 60 à 75 dB. La ville de... [Lire la suite]
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15 juin 2016

Un site d'informations

Association environnementale, nous vous informons sur les nuisances sonores, l'urbanisme, la sécurité aérienne liés aux activités aériennes de la base de Lann-Bihoué.  (Mise à jour le 02/08/2018). L'activité aérienne de la base est une des principales sources de nuisances sonores nocturnes de l'agglomération de Lorient (entrainements de piste de nuit). Autant un bruit peut être supporté de jour sans être en continu, autant le bruit de nuit, à partir de 22h00, sera perceptible sur une longue distance, gênant pour beaucoup de... [Lire la suite]
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